29 mars 2026 - Résultats des municipales
Malgré l’engagement remarquable de nombreuses et nombreux militant.e.s et élu.e.s de notre parti, les élections municipales sont globalement une défaite pour les écologistes. En dépit de quelques victoires qu’il faut saluer, nous sommes le parti qui a connu le plus grand nombre de communes perdues par rapport aux positions issues du scrutin de 2020. C’est deux fois moins de communes de plus de 30 000 habitant.e.s qui ont aujourd’hui un ou une maire écologiste, et les succès dans les petites communes demeurent très limités.
Après le score catastrophique des européennes de 2024, dont nous n'avons pas tiré de leçon, notre parti est à nouveau en net recul. Il n’est même pas parvenu à susciter une large adhésion populaire dans les élections qui lui sont pourtant historiquement les plus favorables. Et cela même, alors que l’urgence écologique et sociale est plus que jamais d’actualité.
Nous, Faire Gagner l’Écologie, considérons que cette situation s’explique par un certain nombre de raisons que nous pointons depuis plusieurs mois.
D’abord, le portage national d’un récit de l’écologie municipale a été insuffisant et souvent masqué par un positionnement en trait d’union entre LFI et le PS, ce qui est le contraire de l’affirmation de l’écologie politique. Nous avions pourtant déposé au Conseil Fédéral une motion demandant que bien davantage de communication de notre parti soit faite sur les projets et candidatures écologistes partout en France. Nous avions également regretté que le processus de désignation d’une candidature écologiste à l’hypothétique primaire de la gauche ait eu lieu de façon précipitée, avant les élections, ce qui dénotait une absence de sens des priorités politiques.
Ensuite, nous considérons que la direction nationale n’a pas suffisamment pris la mesure de la centralité de deux thèmes majeurs du vote des françaises et français. Premièrement, le fait de s’attacher à parler d’une écologie des solutions, ancrée dans le quotidien. Deuxièmement, l’importance des sujets régaliens, notamment celui de la sécurité et de la tranquillité publique, qui auraient mérité d’être davantage mis en avant, dans un juste équilibre entre prévention, sanction et réparation.
Ce problème de déconnexion du récit est pour une part de la responsabilité directe de notre secrétaire nationale, il est aussi, pour une autre part, dû au fait que les maires comme les parlementaires se tiennent ou sont tenus à l’écart des instances internes.
Enfin, si nous sommes favorables à la subsidiarité et que nous pouvons comprendre les accords techniques qui ont été réalisés avec des listes de la France Insoumise dans un certain nombre de communes face à la menace de la droite réactionnaire ou de l’extrême-droite, ces élections montrent, si besoin était, que LFI a un plafond de verre, et qu’une association avec eux sur-mobilise un électorat en face.
Nous regrettons de constater que malgré cette lourde défaite des municipales, aucune véritable remise en question n’est pour l’instant de mise du côté de notre secrétaire nationale et de la direction nationale. Il est au contraire répété que « c’est la faute des autres », peu importe qu’ils ou elles soient LFI ou PS, qui auraient fait les mauvais choix ou les mauvaises analyses.
Cela nous semble dangereux pour l’avenir de notre parti. Et cela s’ajoute à un certain nombre de dysfonctionnements organisationnels qui nous inquiètent : absence de diversité d’incarnations de notre parti dans les médias, Conseil Fédéral où les débats politiques sont de plus en plus verrouillés, manque de visibilité et de clarté budgétaire, inefficacité d’outils numériques.
Nous avons un besoin urgent de faire un vrai bilan de ces municipales, et plus globalement de la conduite politique des Ecologistes depuis deux ans. Et nous devons trancher un certain nombre de sujets stratégiques et idéologiques, alors que nous entrons maintenant dans la séquence de la prochaine présidentielle et des législatives 2027.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à la tenue d’un Conseil Fédéral extraordinaire, en présentiel, sur ces sujets, le plus rapidement possible. Qui pourra être suivi le plus largement possible par tous les adhérent.e.s qui le souhaitent. Nous demandons à ce que celui-ci permette à chaque tendance de notre parti d’avoir le temps de s’exprimer et de formuler ses propositions politiques dans une égalité d’expression.
Dans un contexte instable, notre pays a besoin de retrouver un parti écologiste fort, au sein d’une alliance de gauche cohérente et convaincante. Il est urgent pour nous de débattre franchement des moyens d’y parvenir.
9 décembre 2025 - PLFSS
Nous saluons la position du groupe écologiste qui a permis d'obtenir notamment une hausse de 3% des dépenses de santé pour 2026, en échange d'abstentions ou de votes pour sur le budget de la sécurité sociale.
Une attitude de compromis indispensable aujourd’hui, alors qu'une majorité des syndicats et des grands acteurs de la santé appellent à doter rapidement la France d'un budget pour 2026.
Il est important de poursuivre les débats dans cet état d'esprit constructif, en cherchant à chaque instant le difficile équilibre entre nos valeurs et la nécessité de doter notre pays d'un budget pour éviter l'aggravation de la crise qu'il traverse.
25 octobre 2025 - Désignation interne du candidat.e des écologistes à la primaire
Le Conseil Fédéral a voté lors de sa dernière session, de manière précipitée, un calendrier rapide de désignation d'un.e candidat.e des écologistes pour l'éventuelle primaire des écologistes et de la gauche à la prochaine présidentielle.
Dans la continuité de notre vote négatif à ce Conseil Fédéral, nous avons décidé de ne pas participer à ce processus de désignation, et ce pour trois raisons.
La première est une raison de calendrier. En pleine campagne des municipales, nous avons besoin de mobiliser toutes les énergies militantes dans ces élections décisives. Par ailleurs, une dissolution de l’Assemblée Nationale est tout à fait possible d'ici à la fin de l'année, et nécessitera là encore beaucoup d'investissement.
La deuxième est une raison d'organisation. Ce processus de désignation interne ne laisse que très peu de temps pour développer des candidatures et leur donner la possibilité de débattre réellement.
La troisième concerne les incertitudes sur la tenue de la primaire des écologistes et de la gauche. Nous ne savons pas encore si elle aura lieu et selon quelles modalités.
Le plus sage aurait donc été selon nous de planifier l'ensemble de la séquence de la primaire entre l'immédiat lendemain des municipales et l'automne 2026, en lien étroit avec nos partenaires de gauche.
L'objectif devrait être de faire émerger des candidatures en capacité de susciter un large rassemblement citoyen, pas de faire une primaire de partis, dont l'assise dans la société est malheureusement plus faible que jamais.
17 octobre 2025 - Gouvernement Lecornu
Les motions de censure du gouvernement Lecornu n’ayant pas trouvé de majorité à l’Assemblée Nationale, une nouvelle période de débats parlementaires s’ouvre, avec notamment l’enjeu de l’adoption d’un budget pour la France.
Fidèlement au parlementarisme que nous défendons, nous appelons désormais les parlementaires écologistes et de gauche à pleinement « parlementer », c’est-à-dire à chercher à améliorer fortement la première copie du budget Lecornu, même si la possibilité d'aboutir à un compromis acceptable est rendue particulièrement difficile du fait d'une copie budgétaire initiale qui continue à privilégier la politique de l'offre, la protection des plus aisés et la mise à contribution des plus fragiles.
Dans cette nouvelle période de débats parlementaires, il nous semble très important que les écologistes redoublent d’efforts pour rendre plus lisibles leurs principales priorités aux yeux des autres parlementaires, mais aussi de l’opinion publique, afin que nous puissions être crédités clairement, en tant que parti politique, des avancées législatives éventuelles que nous pourrions obtenir.
Il est évident que c’est sur les sujets directement écologiques que notre légitimité est la plus forte. Ainsi, en matière de recettes, la proposition d’un ISF climatique nous paraît centrale à mettre en avant, ainsi que la suppression des niches fiscales néfastes au climat. En matière de dépenses, la conditionnalité environnementale et sociale des aides publiques aux entreprises est cruciale, en particulier du fait de l’ampleur des moyens financiers qui pourraient être redéployés en direction d’une économie verte et pour soutenir les services publics notamment dans l’éducation et la santé.
L'instauration d'une taxe Zucman et l'abrogation complète de la loi Duplomb, sujets très identifiés par l'opinion publique, doivent continuer à être mis en avant.
Sur la réforme des retraites, nous soutenons évidemment sa suspension. Sa mise en œuvre via un véhicule législatif dédié nous paraît la meilleure solution pour éviter qu’elle ne soit conditionnée au soutien d’un budget global inacceptable.
Enfin, nous appelons avec force notre parti à tout mettre en œuvre pour faire de l’adoption de la proportionnelle pour les prochaines législatives la première des priorités, tant elle apparaît nécessaire pour retrouver un cadre démocratique plus adapté à la situation politique du pays.
7 octobre 2025 - Macron doit nommer une personnalité de gauche à Matignon
Le macronisme est à bout de souffle et il entraîne la France dans de grandes difficultés. Au delà de lui, c'est la Ve République qui montre toutes ses limites, dans un pays où le fait majoritaire n'est plus d'actualité. La France va devoir apprendre à organiser son système politique différemment, et passer d'une logique de démocratie majoritaire à celle d'une démocratie de coalitions, comme la plupart des grandes démocraties parlementaires.
Nous demandons à nouveau au Président de la République de respecter le résultat des dernières élections législatives, en nommant un.e Premier.e Ministre issu de la gauche et des écologistes, qui aura la charge de trouver les compromis pour donner un budget juste à la France, et de mettre en place le scrutin proportionnel pour les prochaines législatives.
Si le Président Macron ne fait pas cela, nous défendrons l'idée d'un référendum pour la proportionnelle, suivi d'une dissolution de l’Assemblée Nationale.
Nous appelons notre parti à renforcer le périmètre du Front Populaire 2027, en tendant une nouvelle fois la main à Place Publique et à Génération Écologie. Nous avons besoin de faire grandir une gauche pro-européenne qui a vocation à cheminer ensemble jusqu'à la prochaine élection présidentielle.